Directions.fr : Le site des directeurs et cadres du secteur social et médico social

Personnes âgées
Une entrée réservée aux urgences

18/09/2019

Un pacte de refondation pour résoudre la crise. Début septembre,  la ministre Agnès Buzyn a dévoilé 12 mesures visant à « stopper le processus qui a conduit à la banalisation du passage par les urgences » (750 millions d’euros d’ici 2022). Public particulièrement concerné : les personnes âgées, le quart des passages dans ces services suivis d’une hospitalisation complète concernant les plus de 80 ans. Pour atteindre l’objectif de « zéro passage par les urgences d’ici à cinq ans », les hôpitaux seront, dès 2019, financièrement incités à mettre en place des parcours structurés pour les seniors, via l’organisation d’admissions directes en services hospitaliers depuis leur domicile – établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) compris. Autre piste ? Renforcer la prise en charge médicale au sein même de ces structures. Pour appuyer leurs équipes, la création (ou le renforcement) d’équipes mobiles de gériatrie est confirmée dès la fin de l’année. Leurs personnels pourront aussi compter sur la généralisation du dispositif d’astreintes d’infirmières de nuit mutualisées [1]… déjà prévue par le dernier budget de la Sécurité sociale. « Toutes ces mesures ne sont en réalité que la mise en perspective de mesures déjà annoncées ou déjà en cours de déploiement », souligne Clémence Lacour, responsable institutionnelle à la fédération Fnaqpa.

L’hébergement temporaire mobilisé

Le médico-social sera aussi mis à contribution pour fluidifier l’aval. Pour inciter les patients âgés à recourir aux dispositifs d’hébergement temporaire, la prise en charge d’une partie de leur forfait dépendance et de leur tarif hébergement pourra leur être proposée durant 30 jours au plus. Une mesure, là aussi déjà détaillée par circulaire [2], pas toujours bien vue sur le terrain. « Difficile d’utiliser l’hébergement temporaire pour répondre aux besoins de sorties d’hospitalisation, car il est souvent employé comme une porte d’entrée sur l’hébergement permanent des Ehpad, reprend Clémence Lacour. En outre, compte tenu de son modèle économique, loin d’être solide, demander aux gestionnaires de faire le travail d’une clinique de soins de suite et de rééducation (SSR), et ce avec les moyens habituels, semble compliqué. »

[1] Lire Direction[s] n° 167, p. 4

[2] Instruction n° DGCS/5C/DSS/1A/CNSA/DESMS/2019/100 du 25 avril 2019

Gladys Lepasteur

Publié dans le magazine Direction[s] N° 179 - octobre 2019






Ajouter un commentaire
La possibilité de réagir à un article de Direction[s] est réservé aux abonnés  du magazine Direction[s]
Envoyer cette actualité par email :
Email de l'expéditeur (vous)*

Email du destinataire *

Sujet*

Commentaire :

* Champs obligatoires

Le Magazine

N° 188 - juillet 2020
Environnement. S'engager durablement
Voir le sommaire

Formation Direction[s]
Offres d'emploi
Les 5 dernières annonces publiées
AHIS Cahors

DIRECTEUR (H/F)

CENTRE MEDICO-PSYCHO-PEDAGOGIQUE

DIRECTEUR(TRICE) MEDICAL(E)

Association Rheso

CADRE DEVELOPPEUR

Sauvegarde 56

Directeur (trice)

MECS la Renouée

CHEF DE SERVICE (H/F)


Voir toutes les offres
Trophée Direction[s] : l'essentiel

Rendez-vous en 2021 pour la prochaine édition

 Voir le palmarès 2019 

Voir le reportage vidéo du lauréat 2019

Sous les hauts patronages de :
Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé,
Sophie Cluzel, secrétaire d'État en charge des personnes handicapées,
Christophe Itier, haut-commissaire à l'Économie sociale et solidaire et à l'Innovation sociale.