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Logement des jeunes
« L’État doit s’impliquer plus fortement »

16/06/2021

La question de l’accès au logement des jeunes ne doit pas être oubliée lors des échéances électorales de 2022, prévient Arnaud de Broca, délégué général de l’Union professionnelle du logement accompagné (Unafo).

Qu’attendez-vous de l’État en matière de logement des jeunes ?

Arnaud de Broca. Il y a cinq ans, le président de la République s’est engagé à en produire 80 000 d’ici à 2022. Même si un tel objectif peut être difficile à tenir en si peu de temps vu la complexité des opérations immobilières et la crise qui a ralenti la construction, nous sommes encore trop loin du compte. C’est pourquoi l’État doit s’impliquer plus fortement, notamment via un pilotage plus ferme de ce dossier, lequel doit s’inscrire davantage dans la politique du Logement d’abord afin que la production soit mieux suivie. C’est d’autant plus urgent que les jeunes sont très touchés par les conséquences socio-économiques de la crise sanitaire. Ils sont aussi les plus pénalisés par la réforme des APL, révèle notre étude auprès de nos adhérents : pour ceux que nous accompagnons, souvent précaires, la perte s’élève à 25 ou 30 euros mensuels.

Dix mois avant les présidentielles, qu’apporte la feuille de route 2021-2022 sur les résidences sociales, dévoilée en mai ?

A. de B. Il faut d’abord saluer cette mobilisation longtemps attendue. Ces structures sont trop souvent dans l’angle mort des politiques publiques en général, du Logement d’abord en particulier dont elles sont partie intégrante [1]. Avec la feuille de route, les pouvoirs publics s’engagent à en construire davantage et entendent se fixer des objectifs chiffrés. Cela concourt à créer une dynamique et nous donne des points d’appui pour travailler avec l’administration : la rénovation de la circulaire de 2006 a notamment été lancée [2], un projet de texte devrait être soumis à concertation d’ici à la mi-juillet. Enfin, l’exécutif entend communiquer auprès des élus locaux, dont les réticences peuvent être un obstacle au déploiement des structures.

Leur développement doit-il s’accompagner d’une revalorisation de l’aide à la gestion locative sociale (AGLS) ?

A. de B. C’est impératif. La prochaine loi de finances doit l’intégrer, car qui dit plus de résidences sociales, devrait dire plus de moyens ! Chaque année, les crédits AGLS votés au Parlement ne sont pas distribués en totalité : certaines structures n’en ont pas, d’autres ne reçoivent pas le montant prévu… Nous attendions donc un engagement quant à la répartition du reliquat des 26 millions d’euros entérinés pour 2021. Pour objectiver le sujet, l’État lancera une étude, dont les premières remontées sont attendues à la rentrée.

[1] « La place du logement d’insertion dans les SIAO », étude de l'Agence nouvelle des solidarités actives (Ansa), mai 2021, sur www.unafo.org

[2] Circulaire n° 2006-45 du 4 juillet 2006

Gladys Lepasteur

Publié dans le magazine Direction[s] N° 199 - juillet 2021






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