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Crise sanitaire

Quel monde d'après ?

03/12/2020 -  L’épidémie bouscule fortement les structures sociales et médico-sociales. Comment traversez-vous cette crise sanitaire qui dure ? Quels impacts pour les publics, les équipes, les directeurs et cadres ? Quels enseignements en tirez-vous ? Comment voyez-vous l’avenir ? Ce dernier dossier de l’année trace des perspectives en vous donnant exclusivement la parole : à travers l’analyse du comité éditorial du magazine, complété par notre baromètre qui a pris le pouls des équipes de direction, et par les souhaits de dix acteurs de terrain. Pour qu’advienne le « monde d’après », qui reste à coconstruire.

SOMMAIRE DU DOSSIER :

  • Les équipes de direction face à la crise sanitaire
  • Refonder les liens pour rebâtir
  • Dix vœux pour l'action sociale de demain

Quel monde d'après ?
Dix vœux pour l'action sociale de demain

01/12/2020

Que ce soit en matière d’accompagnement des publics, d’organisation de la réponse à leurs besoins, de coopération des acteurs sur les territoires ou encore de management des équipes, nombre de pratiques sont fortement bouleversées par la crise sanitaire. Favorisant aussi leur réinvention. Davantage de moyens humains et financiers, de formation, de souplesse, de coconstruction, d’écoute, de reconnaissance… Dix acteurs de terrain, aux profils variés et représentant l’ensemble du secteur, forment des vœux à partir des enseignements de la crise pour refonder l’action sociale de demain.

« Remettons le care au centre de nos valeurs et reconnaissons mieux ces métiers »

Maryse Godet-Cicard, directrice de l’Ehpad La Lègue, à Carpentras (Vaucluse)

« Ayant été infirmière, puis cadre de santé en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), j’ai pu observer combien les métiers du care sont peu valorisés. Et c’est peut-être pour cela que je suis allée vers le management, afin de donner la possibilité à ces professionnels de se fédérer autour de leurs propres projets. Car ce sont eux, avec leur expertise, qui ont les idées les plus efficientes, les plus innovantes. La crise sanitaire a permis à la hiérarchie, aux familles et au grand public de prendre conscience de la valeur de ces métiers. Espérons que cela ne sera pas éphémère. Revaloriser les rémunérations, recruter sur ces métiers en tension sont des enjeux importants mais, à mon sens, la première des reconnaissances est d’ordre humain, à l’égard du travail et de l’investissement de ces professionnels [1]. Plus largement, remettre le care au centre de nos valeurs me semble incontournable dans une société devenue trop “technicienne”. Ce serait une façon de redonner du sens à ces métiers. Et de se rappeler que tout le monde ne peut les exercer : cette éthique devrait ainsi être davantage valorisée dans les formations initiales. De même, la charge émotionnelle qu’implique l’exercice de ces professions ne doit pas être sous-estimée. Il faut là aussi la reconnaître, en permettant notamment aux équipes de la verbaliser, que ce soit dans le cadre de groupes de parole ou d’analyse des pratiques. »

[1] Lire dans ce numéro p. 46 

« Formons au consentement des usagers, c’est essentiel »

Antoine Bolmont, élève directeur à l’École des hautes études en santé publique (EHESP) [1]

« Le manque de sensibilisation des professionnels, des résidents et de la société tout entière à la notion de consentement pendant la crise sanitaire a été frappant. Les élèves directeurs ont vécu cette notion de consentement (au confinement, aux gestes barrières…) dans leur chair, en stage comme dans leur quotidien. Peu de personnes accepteraient comme les résidents en Ehpad de payer un reste à charge aussi élevé sans qu’on leur demande leur avis sur les prestations dont ils veulent bénéficier ! Nous devons proposer à toute personne accompagnée un service à la hauteur de leurs besoins et attentes, quel que soit leur lieu de vie. Le développement de la formation sur le consentement apparaît donc essentiel. En outre, pour que ce soit inscrit sur le temps long dans les établissements et services, un “référent consentement”, valorisé financièrement, pourrait être nommé, qui serait l’intermédiaire entre la famille, l’équipe, l’administration et les représentants des usagers. Afin de mieux impliquer ces derniers dans les projets d’établissement, des “résidents recruteurs” pourraient aussi participer aux entretiens d’embauche pour donner leur avis. Au-delà, la démocratie en santé nécessite de mobiliser l’ensemble de la société et les différentes instances sur les territoires. »

[1] Auteur référent d’un rapport avec d’autres élèves sur le consentement des personnes âgées à l’aune de la crise sanitaire

« Encourageons l’autonomie des équipes et soutenons-les »

Frédéric Bennaï,chef de service au Centre d’action sociale de Paris (CASP)

« Pendant le confinement, j’exerçais comme chef de service en aide éducative en milieu ouvert (AEMO). En tant que manager, j’ai vu émerger des ressources en termes d’organisation, de prise d’autonomie, de délégation… Les professionnels se sont autorisés à prendre des initiatives qu’ils n’avaient pas l’habitude de prendre. Ils ont fait preuve d’une inventivité et d’une adaptabilité remarquables. Pour moi comme pour beaucoup d’autres, le confinement a fait rupture. Il est venu impacter l’essence même du travail et cela a créé une prise de hauteur chez certains professionnels, qui a d’ailleurs pu se traduire par une envie de suivre des formations, de se réorienter aussi… La crise a aussi fait naître des questionnements éthiques, parmi des équipes où l’épuisement professionnel est réel. Des salariés ont eu du mal à dire stop à des sollicitations des familles par exemple et se sont imposé des journées de travail de 12 heures. Cette période a aussi généré des mouvements d’angoisse, nécessitant un appui des cadres important. On en sent encore les effets aujourd’hui : les équipes sont extrêmement tendues, les professionnels déstabilisés. Il ne suffira pas d’appuyer sur un bouton pour remettre les organisations en marche. On ne pourra pas sortir de cet épisode sans faire l’économie d’un travail sur ce que ça a généré en nous, en tant qu’individu et en tant que professionnel. Il est essentiel que chacun puisse exprimer son vécu et les leçons qu’il en retire avant de penser à de nouveaux outils managériaux. Aujourd’hui, la question du télétravail interroge aussi profondément les structures, clivant certaines équipes. Aux cadres de définir avec elles les tâches qui sont possibles dans ce cadre et celles qui nécessitent leur présence. »

« Travaillons à un pilotage du secteur centré sur les parcours »

Cécile Delhomme, directrice générale de la Sauvegarde 37 (Indre-et-Loire)

« La protection de l’enfance a 101 pilotes différents, les conseils départementaux, qui ont été aussi surpris et sidérés par l’urgence, avec des difficultés de coordination entre les différentes autorités administratives et sanitaires. Nous avons été particulièrement en dessous des projecteurs, oubliés dans un premier temps des mesures nationales et régionales : la protection de l’enfance ne relève pas des ARS, alors qu’un quart des enfants faisant l’objet d’une mesure d’aide sociale à l’enfance (ASE) seraient en situation de handicap. Il y a donc un enjeu de gouvernance et d’équité territoriale pour l’avenir proche du secteur. Gestionnaires et autorités, nous devons nous mettre autour d’une table pour travailler ensemble sur la notion de parcours et d’adaptabilité en fonction du besoin des publics afin d’élaborer les réponses efficiences sur les territoires. Les acteurs de terrain ont fait preuve d’innovation et de réactivité. Pendant la crise nous avons tenu bon, développé des activités, fait intervenir de nouveaux professionnels, créé de nouveaux espaces et de nouvelles façons de travailler avec les enfants et des familles. Les associations ne peuvent pas seules mettre en place la coordination nécessaire. La définition de l’offre repose aujourd’hui sur une logique descendante, mais les autorités doivent davantage s’appuyer sur les expertises et innovations du terrain, au-delà de la nécessaire planification sur la base des schémas départementaux. Aujourd’hui, il y a une volonté légitime et nécessaire de leur part d’avoir plus de connaissances sur nos fonctionnement et activité. Mais ce pilotage renouvelé ne pourra être efficient que grâce à des systèmes d’information interopérables et à la transmission de données et tableurs harmonisés. Il y a un vrai enjeu de formation, d’harmonisation et sur ce plan, afin de sortir de fonctionnement en silo. »

« Donnons plus de latitude aux acteurs de terrain » 

Agnès Gerbaud, directrice adjointe de l’Autonomie, ARS Grand-Est

« Des relations fluides avec les représentants des fédérations ont été un point d’appui très apprécié, permettant un dialogue réactif, une mobilisation collective et un travail sur la communication pendant la crise. Le dialogue quotidien, y compris sur les territoires via nos délégations départementales, s’est amplifié et nous avons engagé des retours d’expérience pour en tirer les enseignements. Avant, nous partagions déjà avec les acteurs de terrain le constat que nos lourdeurs administratives sont parfois trop importantes. Nous avions commencé à lancer plus d’appels à candidatures, plus souples que les appels à projets, et nous expérimentons désormais l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) qui l’est davantage encore. Nous le pratiquons par exemple dans le cadre du plan de prévention des départs non souhaités de personnes en situation de handicap vers la Belgique. Le cahier des charges laisse une plus grande latitude aux acteurs pour faire des propositions en dehors des cadres classiques. Cela nécessite aussi plus de réactivité de leur part car les délais de réponse sont plus resserrés. Sur la phase d’instruction, nous sommes aussi plus souples avec nos collègues des conseils départementaux. Nous allons essayer d’utiliser l’AMI le plus possible car il permet aux établissements d’inscrire ces projets dans le cadre de la transformation de l’offre, en lien par exemple dans le champ du handicap avec les pôles de compétences et de prestations externalisées (PCPE) et les communautés 360. C’est plus stimulant en termes de vision pluridimensionnelle. »

« Prenons le virage domiciliaire, avec des garde-fous »

Coryne Husse, parent d’un jeune adulte polyhandicapé

« Faut-il voir dans le renvoi à domicile des personnes handicapées pendant le confinement un facteur d’accélération du virage domiciliaire ? Je n’en suis pas sûre. Mais on peut en tirer des leçons. Quelques aspects positifs : les professionnels d’établissement intervenus dans les familles ont dû repenser leur accompagnement, délivrer leurs services là où se trouvaient les personnes et mieux s’adapter à leurs demandes. En tête à tête, ils ont aussi noué des relations différentes. Certains ont même dit qu’ils retrouvaient le sens de leur travail. Pour autant, beaucoup ont été déstabilisés par le contexte intime du domicile, qui exige une autre posture. Je suis favorable à l’approche domiciliaire, mais à plusieurs conditions. D’abord, des moyens renforcés et une formation adaptée des professionnels. Il faut aussi mener une réflexion sur l’habitat. On a dit que les personnes handicapées avaient regagné “leur” domicile : c’était plutôt celui de leurs parents ! Or, je ne connais pas un trentenaire qui s’installe chez ses parents s’il peut faire autrement. On en revient toujours à la question de l’autodétermination : handicapé ou non, chacun doit avoir le choix de son lieu de vie : logement individuel, habitat partagé, établissement… N’oublions pas que pour les personnes comme pour les aidants, vivre seul peut aussi être source d’angoisse et d’isolement. »

« Accélérons la construction de réponses territorialisées avec le sanitaire »

Pauline Geindreau, infirmière, responsable adjointe du pôle Mise à l’abri et hébergement du SIAO 93, association Interlogement 93 (Seine-Saint-Denis)

« Nous avons été très sollicités par les hôpitaux pendant le confinement pour accueillir les patients sans solution d’hébergement. Mais aussi par l’ARS afin de travailler avec ses équipes mobiles spécialisées, ainsi que par la Direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement (Drihl) pour assurer la sortie des centres Covid. Nous avons aussi obtenu le passage d’équipes sanitaires dans les hôtels, des dépistages collectifs, ou même l’autorisation d’organiser le transfert des malades vers les centres Covid pour éviter la formation de clusters. Tout cela est le résultat du travail de fond du SIAO, de notre capacité à parler le langage du sanitaire, et aussi des contacts que nous avons noués dans les différentes institutions au fil du temps. La prise en compte des questions de santé et l’articulation avec les acteurs sanitaires (hôpital, PMI, addictologie, centres médico-psychologiques – CMP…) s’est structurée dès 2010. L’embauche d’une infirmière, chargée de développer les coopérations, a permis à l’association de se faire connaître et d’acquérir une légitimité. Depuis 2011, nous accueillons et animons plusieurs instances de coordination, un dispositif périnatalité… Ces liens se sont avérés particulièrement précieux pendant le confinement. Finalement, chaque secteur entretient des stéréotypes sur l’autre. C’est une fois que les acteurs sont autour de la table qu’on avance. Ainsi nous avons de nouveaux projets : reprendre contact avec la CPAM et la CAF qui, après le confinement, ont envoyé des agents dans les hôtels pour procéder à des ouvertures de droits pour prolonger cette action ; nous aimerions aussi travailler avec l’établissement public de santé mentale de Ville-Évrard, pour envisager de porter ensemble un établissement d’hébergement, avec du temps médical dédié. »

« Qualifions les personnels pour accompagner les publics, quel que soit le lieu d’intervention »

Arlette Durual, directrice d’Adea Formation, centre de formation aux métiers de l’intervention sociale, des services et aide à la personne, Bourg-en-Bresse (Ain)

« La crise sanitaire a révélé le manque criant de personnels, en particulier qualifiés, dans le champ social et le médico-social. Elle montre aussi que l’appétence pour l’humain et le “prendre soin” reste primordiale dans ces métiers. Tout comme les capacités d’observation, d’écoute, d’adaptation. Ces savoir-être transversaux permettent de saisir le contexte, de gérer l’instabilité, mais aussi, de plus en plus, de travailler avec la personne accompagnée, de l’associer pleinement aux actions la concernant. Car ces métiers historiquement destinés au travail en institution évoluent : il faut aujourd’hui pouvoir accompagner les publics, quel que soit le contexte ou le lieu d’intervention. En outre, la capacité à travailler avec une pluralité d’acteurs (bénévoles, aidants…) devient déterminante, et ce pour tous les niveaux de qualification. Cela a un impact sur les parcours des professionnels. Il est aujourd’hui possible, via la formation continue, d’obtenir des certifications complétant les diplômes d’État génériquesCes spécialisations, pouvant porter sur les modalités d’intervention – à l’image de celles de référent ou de coordonnateur de parcours – ou sur les divers champs du secteur, offrent ainsi de réelles possibilités d’évolution professionnelle. Et cet atout doit être mis en avant face au déficit d’attractivité récurrent des métiers du secteur. »

« Pérennisons des modes de fonctionnement décloisonnés et réactifs »

Laurent Bourgeon, directeur de l’Association Sévigné, à Vitré (Ille-et-Vilaine)

« Le premier confinement a renforcé et amplifié les dynamiques de coopération et de mutualisation entre les organisations du secteur. Au sein du Graal 35, réseau qui rassemble 22 associations gestionnaires (dont l’Association Sévigné), soit une centaine d’établissements et services médico-sociaux (ESMS), nous avons par exemple instauré un système de mise à disposition à titre gratuit de professionnels volontaires entre membres. L’ARS et le conseil départemental ont salué cette initiative et diffusé notre modèle collaboratif. Très vite aussi, l’association Adapei 35 – qui ne fait pas partie du Graal 35 – a transformé son accueil de jour fermé en unité Covid 19, ouverte à tous les gestionnaires du territoire. Est-ce que ce décloisonnement accéléré et ces assouplissements en urgence peuvent inspirer de nouvelles modalités de fonctionnement pour l’avenir ? Nous l’espérons. Au sein du réseau par exemple, nous envisageons la mise en place d’analyse des pratiques ou de formations transversales, une organisation concertée des transports pour les publics… Au-delà, nous souhaitons prolonger ce dialogue avec nos financeurs. Nous avions déjà eu l’occasion de réfléchir avec la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) à des décisions d’orientation plus ouvertes, permettant aux résidents d’un foyer de vie de faire des essais en habitat partagé, sans repasser par une procédure administrative. Il faut aller plus loin ! Nous sommes des acteurs engagés pour la mise en place de réponses adaptées et innovantes aux besoins des personnes, pas des opérateurs. Et la période l’a montré : l’autonomie n’empêche pas la responsabilité et le contrôle. »

« Armons les directeurs face à la gestion des risques » 

Fabrice Bucamp,directeur général d’Adar Flandre Métropole, Villeneuve-d’Ascq (Nord)

« En avril, l’association a été condamnée à appliquer 14 mesures pour garantir la protection des salariés. Ce, alors qu’au mois de mars, nous n’arrivions pas à nous procurer des équipements individuels, l’aide à domicile n’étant pas considérée comme prioritaire. Nous respections les protocoles, avec des procédures formalisées au sein du document unique d’évaluation des risques professionnels et du plan de continuité de l’activité. Recevoir un courrier de l’inspection du travail où il est question de pénal, entendre parler de fermeture administrative pour notre association qui emploie 900 salariés, c’est très dur. Se retrouver devant le tribunal comme si on avait commis une faute intentionnelle est une expérience violente. On se demande pourquoi nous. En tant que directeur général, je connais mes responsabilités, mais j’ai ressenti de l’injustice et de l’impuissance. À présent, je me sens mieux armé pour affronter une nouvelle crise, rodé dans la façon de mettre en place des procédures. Mais j’espère que les consignes seront plus claires à l’avenir et moins changeantes. Être directeur, c’est aujourd’hui plus qu’hier exercer avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Ce qui peut faire réfléchir et tenter certains de se reconvertir. Cela risque aussi de devenir plus compliqué des dirigeants. Il est donc essentiel, alors que la gestion des risques devient une composante plus importante de nos missions, que les structures aient des moyens humains, techniques et financiers à la hauteur. Ce afin d’assurer la protection et la sécurité des personnels comme des usagers. »

Propos recueillis par Justine Canonne, Laetitia Delhon, Clémence Dellangnol et Aurélie Vion

Publié dans le magazine Direction[s] N° 192 - janvier 2021






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