Directions.fr : Le site des directeurs et cadres du secteur social et médico social

Protection judiciaire de la jeunesse
Qu'est-ce que "l'adaptabilité des modalités de prise en charge" ?

03/03/2017

À travers une simple "note", la directrice de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) définit cette notion d'adaptabilité à l'attention de l'ensemble des établissements et services (secteur public et secteur associatif habilité).

"Moyen d'atteindre l'objectif d'individualisation" des parcours de chaque mineur et jeune majeur pris en charge par les structures de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), "l'adaptabilité" est explicitée par une note du 10 février 2017 publiée au dernier bulletin officiel du ministère de la Justice. Elle s'inscrit dans la continuité de précédentes instructions, notamment les notes relatives à l'action éducative en milieu ouvert et en placement judiciaire du 22 octobre 2015.

Créativité et innovation à l'honneur

Le document, assorti de deux annexes, a pour ambition "d’encourager la capacité de créativité et d’innovation des équipes pluridisciplinaires afin d’élargir le champ des possibles au bénéfice des jeunes", résume Catherine Sultan, alors directrice de la PJJ et remplacée depuis le 13 février par Madeleine Heraud-Mathieu. Pour autant, tous les jeunes pris en charge ne nécessiteront pas la mise en œuvre de l'adaptabilité. D’autres, au contraire, pourront en bénéficier à plusieurs reprises voire simultanément (par exemple dans le cadre du milieu ouvert et du placement).

Changement d'approche

Élaborée notamment à partir des pratiques professionnelles repérées et expérimentées depuis plusieurs années, la note du 10 février plaide en faveur d'un "changement d'approche" de la part des professionnels. Le parcours du jeune doit s'entendre dans sa globalité, au-delà de l'exercice d'une ou plusieurs mesures judiciaires.

L'adaptabilité suppose ainsi une évaluation précise de la situation de l’adolescent sur un double plan :

  • sa situation scolaire et professionnelle, sociale et familiale ;
  • sa situation sanitaire, physique et psychologique.

Cette évaluation doit être menée "en relation avec les titulaires de l’autorité parentale et en tenant compte des impératifs de la décision judiciaire", est-il encore précisé.

La dynamique promue transparaît à travers la nécessité que les modalités de prise en charge soient, par essence, "constamment affinées". Ce qui, concède la DPJJ, suppose une "organisation pédagogique souple des établissements et services et une mise en synergie des différentes unités qui les composent au service du projet du mineur".

Procédures formalisées

La mise en œuvre de la notion d'adaptabilité s'opère à un double niveau détaillé par la DPJJ :

  • au niveau institutionnel, l'équipe de direction – directeur de service mais aussi responsable d'unité éducative – étant fortement mobilisée ;
  • au niveau individuel, par la prise en compte des besoins, ressources, potentialités et difficultés du jeune et de son environnement, au premier plan duquel sa famille.

Dans le détail, la DPJJ insiste pour que les réponses aux besoins repérés soient formalisées dans les projets d’unité, de service et d’établissement. Plus spécifiquement, la ou les modalités d’adaptabilité doivent être précisée(s) dans le document individuel de prise en charge (DIPC) et/ou le projet conjoint de prise en charge (PCPC).

Quatre axes de travail, respectivement détaillés, sont mis en avant :

  • le repérage ;
  • l'évaluation et la décision ;
  • les modalités d'organisation que l’adaptabilité implique et qui peuvent "dépasser les ressources internes de la PJJ" ;
  • la "communication" ou plus exactement la promotion, particulièrement auprès des magistrats, d'une "logique institutionnelle centrée sur les besoins du mineur et inscrite dans un projet personnalisé".

Moyens matériels adaptés

Enfin, la DPJJ revient sur les moyens à mobiliser, nécessairement adaptés aux situations. Sont spécifiquement visés :

  • le parc automobile des structures (un objectif de renforcement d'environ 200 véhicules étant retenu pour le secteur public) ;
  • les matériels informatiques et de téléphonie qui feront l'objet d'un état des lieux cette année dans la perspective de définir une norme d'équipement.

Source : note du 10 février 2017, BO min. Justice du 28 févr.

Sybilline Chassat-Philippe






Ajouter un commentaire
La possibilité de réagir à un article de Direction[s] est réservé aux abonnés  du magazine Direction[s], de Direction[s] Clés et au Guide du directeur
Envoyer cette actualité par email :
Email de l'expéditeur (vous)*

Email du destinataire *

Sujet*

Commentaire :

* Champs obligatoires

Le Magazine

N° 183 - février 2020
Inclusion. La transition est engagée
Voir le sommaire

Offres d'emploi
Les 5 dernières annonces publiées
Ville de MULHOUSE

Responsable Unité Accueil, accès aux droits et Aide Locale H/F

Fondation Normandie Générations

UN(E) RESPONSABLE DE SERVICE (H/F)

Maison d'enfants A. Oberlé

Un directeur (H/F)

Association Ty al Levenez

Directeur H/F

VAL de MARNE Le département

Chef de service éducatif (H/F)


Voir toutes les offres
Trophée 2020: l'essentiel

Nous vous donnons rendez-vous en mai pour candidater à l'édition 2020 du Trophée !

 La cérémonie des remises de prix du 15e Trophée Direction[s] s'est tenue le 27 novembre 2019. 

Sous les hauts patronages de :
Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé,
Sophie Cluzel, secrétaire d'État en charge des personnes handicapées,
Christophe Itier, haut-commissaire à l'Économie sociale et solidaire et à l'Innovation sociale.

   

            

 

En partenariat avec : 

Voir le palmarès 2019

Voir le reportage vidéo du lauréat 2019