Le 3 mars, Véronique Louwagie, la ministre en charge de l’Économie sociale et solidaire (ESS) a présenté sa feuille de route autour de trois piliers : rendre la vie des structures plus simple, garantir leur résilience face aux crises et leur donner les moyens de se développer. Concrètement, elle entend intégrer systématiquement l’ESS dans les plans de simplification, dont le projet de loi de prévu au printemps. L’accès à l’agrément Esus qui permet de bénéficier d’aides spécifiques sera notamment facilité. Face aux difficultés économiques, une cellule de veille est confiée à la délégation ministérielle de Maxime Baduel. "Nous allons définir une nouvelle doctrine budgétaire, qui garantira plus de stabilité et d’équité dans les financements", a indiqué la ministre. Autres perspectives ? Un appel à projets financé par le Fonds social européen au printemps d’au moins 10 millions d’euros. "Je ferai mon maximum pour qu’il soit augmenté. Mais je préfère vous présenter un montant sincère qui ne pourra être que réhaussé", s’est-elle engagée. Une consultation jusqu’au mois de juillet sera menée pour établir une stratégie pluriannuelle de l’ESS, sous la houlette de Gilles Mirieu de Labarre, chargé de mission à la direction générale du Trésor.
Laura Taillandier